Qu’il soit détruit | extraits

 

III

 

Amour, ma gnôle, ma frêle Tambour
Tu vas, tu passes
Et les jours font l’engrais, les jours
Et les mois font la moue
Font la fontaine cueillie du bout des doigts, et toi ?

Et toi tu es là
Tu po(i)nds c’est notre horizon
Plantée d’arbres éraillés tu peins
Tu pues P’tite geôle et moi
Ce bourg pourri
Plein de pain perdu, de chiens crevés
D’arpents de pure aporie
ô Paris, puits d’argane d’aumargue demi-gros
amour, ma Gnôle, je suis gros de ta gueule d’ogre

Et tu es là, toi.
Ni moi la moindre graine de monde.