Naissain | préface

 

Titre  Malgré un voisinage en forme de calembour, Naissain n’est pas un nouvel Essaim. J’étais parti je crois de la question « est-ce un essaim ? » et j’ai été allé chercher “naissain” dans le dictionnaire, ayant comme l’impression que le mot existait. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Naissain est un Essaim un peu dégrisé, désabusé, qui sent la hâte de (la) boucler et de passer à autre chose. Moins passionné, il est peut-être plus unitaire que le premier, aussi, car je l’ai écrit pendant deux ou trois semaines de vacances, d’une seule traite. Mes dernières vacances sans enfant.
 

Suite  Délivre a déboulé dans la foulée de Naissain : le coup de pied au cul escompté par la publication n’était pas un vain mot. Voir un livre à soi imprimé permet seul de s’en détacher vraiment. Rien de tel que ce sevrage pour poursuivre. « Purée, durer ! » aimais-je à répéter dans mon jeune temps.
 

Véhicule (Petit)  Au-delà de l’effet coup de pied au cul, j’avais dans l’idée de proposer rapidement un nouveau manuscrit à l’éditeur. Je me faisais encore quelques illusions en matière de diffusion. Ma désillusion a été si vive que lorsque l’éditeur m’a proposé une nouvelle publication, j’ai préféré dire non. Je chercherais un éditeur un peu plus dynamique, et en attendant je continuerais à publier dans des revues. Ç’a peut-être été un mauvais choix. J’allais mettre 15 ans à en trouver un nouveau, Act Éditions.