Fragments d’un corps épars | préface

 

Sujet, objet  Fragments d’un corps épars est un texte de commande, fait unique dans mes annales. Pleine d’amour aveugle pour mes écrits, mon amie Malika voulait un long texte pour Radio Panik (Bruxelles). Finalement, outre ce texte-ci, nous avons présenté un pot-pourri de mes œuvres, notamment Tir à mitraille. L’objet, c’est l’être aimé, envisagé bout à bout, diffracté et réfracté par le poème (en prose).
 

Jet  Le texte a été écrit d’un seul jet, chez mes parents, en leur absence je crois, dans la fièvre de l’amour neuf et sur la table ronde de la salle à manger. Malgré son titre, c’est mon premier long poème en prose non fragmentaire. L’existence de parties (du corps du texte) tient au découpage que j’en ai fait.
 

Titre  Se passe de toute explication. Ne dit rien d’autre que ce qu’il dit (voir Jet). J’y blasonne, j’y fais danser les blasons d’un corps dans un certain désordre, car je ne suis pas un homme d’ordre (mais peut-être un homme d’ode).
 

Publier (1)  Ce texte aujourd’hui serait un peu à réécrire si je décidais de le publier. Il représente une première manière, que je trouve un peu “datée” aujourd’hui. Mais le texte est fervent, traversé d’un bel élan d’amour : ma première ode “autour” de l’amour, en sa présence vivante, et non avant l’amour. Une ode charnelle et non platonique.
 

Publier (2)  En fait, une publication est en cours. Cf. deux actus : le livre-objet intitulé D’un corps épars, où mon titre se retrouve plaisamment tronqué + l’affichage JC Decaux.