Essaim | préface

 

Genèse  Essaim occupe une place toute particulière dans ma production : c’est mon premier recueil publié. Après plusieurs publications en revues, et les tribulations à n’en plus finir de l’auteur en mal de publication, j’ai fini par trouver un éditeur. C’est modeste, la mise en page ne casse rien.
 

Couverture  Nous concevons la couverture avec Catherine et un ami d’ami, graphiste : en fait d’arbre, il s’agit d’un “épi” de dattier (spadice) ramassé sur la plage de Tamraght, au Maroc ; la forme est vaguement arborescente, on reste dans une thématique végétale.
 

Modestie, suite  La diffusion ne va pas suivre, c’eût été trop beau, mais c’est du compte d’éditeur, il faut se satisfaire de ce petit miracle.
 

Titre  Souvent, mes titres désignent le livre lui-même, voire le personnifient. Toujours la même idée de dissémination, comme dans Tir à mitraille (ex-Napalm). Sauf qu’ici je vois l’essaim posé dans l’arbre, comme le poète lui-même. “Essaim”, au sens étymologique, c’est l’examen. J’examine l’arbre, je l’étudie, je m’y ramifie.
 

Objet  L’arbre était pour moi un si bel objet poétique, si divers et inépuisable, que j’avais prévu de lui consacrer 5 volumes. Je n’ai encore rien écrit, à 52 ans, qui fasse 5 volumes… Pour Essaim, ma tête s’est dégonflée assez vite : entre la fin du premier tome et le début du second.